Harcèlement scolaire : une prévention avant le collège

Éducation Publié le 20/06/2018 à 03:51, Mis à jour le 20/06/2018 à 08:13


De plus en plus, les langues se délient. Les jeunes osent dire aujourd'hui : «Je suis ou j'ai été harcelé». À l'école Saint-Christophe de Nérac, on prend la question du harcèlement scolaire au sérieux. Le corps éducatif a organisé, ce lundi, une journée de sensibilisation.

À l'heure où la série Netflix «13 Reasons Why» cartonne chez les adolescents, le tabou autour du harcèlement scolaire se brise. Pourtant loin d'être la seule création en ce sens — on se rappelle le clip d'Indochine «College Boy» — le phénomène autour de cette série a mis un coup de projecteur sur un phénomène resté longtemps dans l'ombre. «Prévenir plutôt que guérir», c'est pour cette raison que l'école Saint-Christophe a accueilli ce lundi plusieurs intervenants tout au long de la journée pour sensibiliser les élèves de CM2 au harcèlement scolaire.

Une action avant l'entrée au collège

C'est à l'initiative du conseil départemental d'accès au droit que cette journée a été mise en place. En matinée, l'avocate Laurence Boutitie est intervenue sur le droit pénal. «Le but, c'est que les enfants se rendent compte que lorsqu'ils seront coupables d'un acte de harcèlement, ils ne seront pas exonérés par la justice mais qu'ils risquent bel et bien d'être convoqués devant un juge avec les parents», explique Johanne Melcare-Zachara, la coordinatrice du projet.

Pourtant, au sein de l'école élémentaire néracaise, aucun problème de ce genre à déplorer à ce jour. «On n'a jamais eu ce genre de cas à traiter, on entend un peu plus de choses en écoles publiques. Mais c'est surtout au collège qu'on entend parler de harcèlement. C'est une période de changements pour les jeunes et les sensibiliser au CM2 permet de les mettre en garde avant qu'il ne soit trop tard», précise Antoine Yeste, le directeur de l'établissement privé.

Un constat que la femme de loi rejoint. «Au CM2, on assiste déjà à des brimades, quelques insultes mais le harcèlement se déclenche surtout au collège dans des proportions beaucoup plus graves. L'idée, c'est donc de leur donner les armes pour ne pas laisser faire ce harcèlement, le dénoncer, voire même l'empêcher entre eux», explique Maître Boutitie.

Les grilles de l'école ne sont plus une frontière

Une question d'autant plus préoccupante que le harcèlement ne se cantonne plus à la cour de récré mais a aussi migré sur les réseaux sociaux auxquels de plus en plus d'adolescents ont accès. «Il n'y a plus de coupure entre l'école et la vie privée. Les jeunes ne peuvent plus souffler puisqu'ils rentrent le soir et le harcèlement devient permanent avec les réseaux sociaux», s'inquiète Johanne Melcare-Zachara.

Une action que la coordinatrice espère élargir à d'autres écoles du Lot-et-Garonne puisque seulement deux établissements étaient concernés cette semaine.


Le chiffre : 700 000

enfants > Les chiffres du harcèlement scolaire. Selon les données ministérielles, 700 000 jeunes déclarent avoir été victimes de harcèlement. Dans une interview accordée au Monde l'an dernier, le délégué ministériel chargé de la lutte contre le harcèlement scolaire, André Canvel, déclarait : «Les enquêtes, qui existent depuis 2011, nous disent que 14 % des élèves du primaire, 12 % des collégiens, 2 à 3 % des lycéens se déclarent harcelés».

N.E.


Focus sur le cyber harcèlement en milieu scolaire

Éducation Publié le 02/05/2018 à 15:45



Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement scolaire, deux interventions auront lieu lundi 18 juin, à l’école primaire privée Saint-Christophe de Nérac et mardi 19 juin, à l’école primaire publique d’Aubiac.

Organisé par le conseil départemental d’accès au droit de Lot-et-Garonne, il s’agit « de lutter contre le phénomène du harcèlement scolaire en formant les élèves face à ce comportement et de les informer d’un nouveau phénomène, initié depuis peu par les réseaux sociaux : le cyber harcèlement. Ils seront, dès lors, plus à même de faire face à ces évènements, lors de leur entrée au collège ».

Au programme de ces deux interventions en milieu scolaire : initiation au droit avec Pierre-Jacques Girard, juriste d’infodroits ; découverte de la justice des mineurs avec Me Laurence Boutitie ; formation à la lutte contre le harcèlement scolaire et le cyber harcèlement avec l’adjudant de gendarmerie Pascal Caner ; et échanges toute la journée avec le conseil départemental d’accès au droit de Lot-et-Garonne, représenté, à cette occasion, par Johanne Melcare-Zachara, coordinatrice du CDAD47 et doctorante en droit.

SÉBASTIEN BOUCHEREAU

 

  

 


Harcèlement scolaire : prévenir plutôt que guérir

Publié le 02/06/2017 à 03:50, Mis à jour le 02/06/2017 à 08:13


 

Des petites injures de cours de récréation au véritable harcèlement moral ou physique, il n'y a qu'un pas, un pas qu'il ne faut pas minimiser. Jusqu'à présent, les journées de sensibilisation débutaient au collège. Pour Jean-Marc Causse, maire d'Aubiac, «il faut sensibiliser les jeunes plus tôt». C'est la raison pour laquelle l'école primaire d'Aubiac s'est placée en pilote d'un projet initié par la mairie et le conseil départemental d'accès au droit de Lot-et-Garonne: une journée entièrement dédiée à la sensibilisation des CM1-CM2 au harcèlement scolaire, un phénomène qui devient récurrent, que l'on essaie parfois de faire taire… Attentifs et volontaires, les enfants s'interrogent. «

Maîtresse, c'est quoi le harcèlement ?


C'est quoi, le recel ?» demandent-ils à Bénédicte Lange, directrice de l'association Infodroit et intervenante pour l'occasion. Toute la journée, les élèves de l'école d'Aubiac vont pouvoir trouver réponses à toutes leurs questions afin de pouvoir se rendre compte des conséquences de leurs petits actes quotidiens. Pour la directrice de l'école Mme Peberay, «ce ne sont que des prémices, pas de véritable harcèlement. Mais il faut quand même être vigilant, ça commence souvent comme ça, sans même que les enfants s'en rendent compte». Effectivement, l'école primaire est souvent le terrain de légères querelles, de sorte qu'il est parfois difficile de les différencier de véritables violences morales. «Si jamais on ne veut jouer qu'à deux et qu'on en laisse un sur le côté, c'est grave ?» continue l'un des CM2, visiblement inquiet de mal agir. «Et si nous, on décide de choisir à quel élève on a envie de faire classe, tu trouves ça correct ?» répond spontanément Mme Chantza-Bernies, maîtresse de la classe des CM1-CM2.

«Il faut en parler»

Les enfants ont pu échanger ouvertement sur le sujet, avec l'avocate, le gendarme ou simplement avec leur maîtresse. «À votre âge, on a parfois peur d'en parler avec ses parents, explique Luc Le Cadre, gendarme intervenant. Il ne faut pas tout garder pour soi, il est difficile de gérer seul ce genre de problème, il faut en parler, qu'on soit victime de harcèlement ou témoin de ce genre d'acte.» Au fur et à mesure des ateliers, les langues se délient et certains se confient sur des anecdotes qui les ont marqués… «C'est votre responsabilité à vous tous, vous êtes une équipe qui doit apprendre à vivre ensemble, malgré vos différences.» Une journée qui semble marquer les esprits de ceux que le gendarme surnomme «les fondements de la société de demain».
Appréhender le harcèlement scolaire en parlant aux jeunes dès le plus jeune âge : c'est le but de la journée de sensibilisation, organisée hier dans l'école primaire d'Aubiac.

Ça n'arrive pas qu'aux autres…

Témoignage d'une petite fille de 10 ans, victime de harcèlement 3 ans plus tôt et arrivée en métropole depuis peu.
«On se moquait souvent de moi et mon physique avant. On insultait ma famille de noms horribles. Ils ne me connaissaient pas mais ça ne les a pas empêchés, à cause d'eux je n'ai pas vraiment eu d'amis. Le jour du carnaval, ils m'ont poussée. La maîtresse a réagi mais ça n'a rien changé. Ce n'est que le jour où j'ai dû faire un vaccin à l'hôpital que mes parents se sont vraiment rendu compte de ce qu'il se passait, ma maman est allée les voir et après j'ai changé d'école.»

Alicia Girardeau

 


Aubiac : une journée pour sensibiliser sur le harcèlement à l'école

Le 01/06/2017


 
La mairie d'Aubiac et le Conseil départemental d'accès au droit de Lot-et-Garonne, mettent sur pied une journée pour élèves et parents sur le harcèlement scolaire.

L'école primaire d'Aubiac n'est pas plus confrontée que les autres écoles des communes lot-et-garonnaises, tant rurales que plus urbaines, au harcèlement. Bien sûr, il y a toujours quelques moqueries entre enfants, comme il a toujours été. Répétées, elles peuvent devenir pesantes, voire déstabilisantes. «On ne parle du harcèlement qu'une fois que les enfants sont entrés au collège. Et au bout de plusieurs mois seulement, ce qui est regrettable», explique Jean-Marc Causse, le maire d'Aubiac et grand-père d'un jeune collégien.

«À Aubiac, nous avons bien été confrontés à quelques petits cas : un enfant mis à l'écart lors de jeu collectif, personne ne voulait qu'il soit dans son équipe par exemple. Mais pas plus que dans les autres écoles franchement.»

Et comme dans beaucoup d'écoles, les élus ne savent trop comment réagir face à un phénomène sur lequel se penche l'Éducation nationale depuis quelques années. Ce qui aggrave le fait de moqueries dans la cour de récréation, et qui est relativement nouveau, ce sont les messages relayés sur les téléphones portables, via les messageries ou les réseaux sociaux, avec parfois, des images volées et détournées.

«Je voulais surtout faire de la prévention dès l'école primaire, reprend le maire. Je pense qu'au collège, c'est déjà un peu tard. Il faut sensibiliser les enfants avant qu'ils n'y entrent. Pour qu'ils ne craignent pas d'en parler chez eux s'ils sont face au problème.»

Au mois de juin, une journée de sensibilisation au harcèlement scolaire se déroulera à l'école d'Aubiac, pour les CM1-CM2, durant les heures de cours pour les enfants et le soir pour associer les parents.

«L'école d'Aubiac sert de pilote à notre projet qui vise à s'étendre à tout le département», explique Johanne Melcare-Zachara, coordinatrice CDAD 47 (Conseil départemental d'accès au droit). Jean-Marc Causse, le maire d'Aubiac, est également membre du CDAD 47 et a proposé que sa commune soit candidate. «Cette journée sera répartie sur plusieurs ateliers. Les élèves visionneront des petits dessins animés sur le harcèlement scolaire. Un avocat et un gendarme seront également présents pour débattre avec les enfants. Ainsi que des juristes de l'association Infodroits» poursuit la coordinatrice du CDAD 47.

«En tout début de soirée, une réunion avec les parents se fera en présence de la référente harcèlement du Lot-et-Garonne, Laurence Prabonneau, du maire d'Aubiac, Jean-Marc Causse, de la représentante du CDAD, Johanne Melcare-Zachara et de la directrice de l'association Infodroits, Bénédicte Lange.»

Des livrets sont déjà distribués dans les écoles. Mais cette journée sera animée par des professionnels. Une première en Agenais.

«Je présenterai le projet lors de l'assemblée de l'Amicale des maires ruraux en avril pour inciter d'autres maires à en faire autant sur leur commune», espère Jean-Marc Causse.

> Jeudi 1er juin, école d'Aubiac, de 9 heures à 19 h 30.

C.D.V.

 


Aubiac : une journée pour parler du harcèlement scolaire


A LA UNELOT-ET-GARONNEAGEN  
Publié le 01/06/2017 à 15h22. Mis à jour à 15h31 par Ma. C.



 

Les CM1-CM2 de l’école élémentaire d’Aubiac ont abordé cette thématique en lien avec les professionnels de la justice

Ce jeudi, les écoliers d’Aubiac, niveau CM1-CM2, ont pu aborder, sous différentes formes, la thématique du harcèlement scolaire. Le soir, une réunion d’information est proposée aux parents.

Au programme de cette journée : projection de dessins animés pédagogiques, interventions d’une avocate sur la procédure pénale, d’un gendarme pour parler du cyberharcèlement, et échanges tout au long de la journée avec Bénédicte Lange, directrice d’Infodroits, en lien avec le Conseil départemental d’accès au droit de Lot-et-Garonne.

En France, 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement scolaire.

 Une initiative inédite en Lot-et-Garonne, vouée à se pérenniser ses prochaines années, tant le harcèlement scolaire est devenue une problématique centrale pour les équipes éducatives.

"Les bons réflexes"

"L’enjeu est de faire acquérir aux enfants les bons réflexes pour faire cesser ce harcèlement. La difficulté à laquelle nous sommes le plus souvent confrontées est constater que le harcèlement scolaire est minimisé. Certains partent du principe que ce n’est pas grave, qu’il faut en passer par là", pointe Bénédicte Lange.

Myriam Peberay, directrice de l’établissement scolaire, se réjouit de l’initiative du maire d’avoir inscrit l’école à cette journée. L’enseignante rejoint la directrice d’Infodroits : "Il n’est pas normal d’en passer par le harcèlement scolaire. En aucun cas, il s’agit d’un rite de passage, sachant qu’il s’agit de violences."

Et les chiffres sont éloquents : en France, 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement scolaire.


Un Point d'Accès au Droit (PAD) a ouvert ses portes à Tonneins

www.mairie-Tonneins.fr
26/03/2019


 

Il s'agit d'un service gratuit à la population situé au Centre Culturel Paul Dumail.

En application des dispositions de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, relative à l’aide juridique, il a été  décidé de créer un Point d’Accès au Droit (PAD) à Tonneins.

Il s’agit d’un projet en partenariat avec :

  •     Le Conseil Départemental d’Accès au Droit (CDAD de Lot-et-Garonne), situé à Agen et représenté par sa Présidente Madame Béatrice Almendros, Présidente du Tribunal de Grande Instance d’Agen.
  •     La Mairie de Tonneins, représentée par Monsieur Dante Rinaudo, Maire de Tonneins,
  •     L’association Infodroits, représentée par sa directrice, Madame Bénédicte Lange,
  •     Le barreau d’Agen, représenté par son bâtonnier en exercice, Maître Louis Vivier,
  •     L’écrivain public, Madame Anne-Aymone Bourges

 

Le PAD est un service gratuit à la population situé au centre culturel, salle RDC sis Rue des Vignes 47400 Tonneins.

Ouvert depuis le 1er mars 2019, il offre 3 types de prestations :

Une information juridique gratuite, accessible à tous, sans condition de ressources :

  •     Elle est assurée par des juristes de l’association Infodroits, qui assure une permanence mensuelle le 1er jeudi de chaque mois de 10h00 à 12h00.
  •     Chaque administré souhaitant bénéficier de ce service prendra rendez-vous auprès de l’association Infodroits, en téléphonant au 05 53 47 52 51.

 

Des consultations juridiques gratuites réservées aux personnes non imposables :

  •     Elles sont assurées par des avocats du barreau d’Agen, suivant un calendrier à convenir avec l’ordre des avocats.
  •     Chaque administré souhaitant bénéficier de ce service prendra rendez-vous au 05 53 98 03 15.

 

L’aide à la rédaction de documents administratifs gratuite et accessible à tous, sans condition de ressources :

  •     Elle est assurée par un écrivain public, Anne Aymone Bourges, le 1er vendredi du mois, de 10h à 12h.
  •     Chaque administré souhaitant recourir aux services de l’écrivain public prendra directement rendez-vous auprès de Madame Bourges,
    en téléphonant au 05 53 93 42 69 ou au 06 87 56 18 94.


Lol, premier chien d’assistance judiciaire, présenté à Agen

A La Une Lot-Et-Garonne Agen
Publié le 20/03/2019 à 14h10. Mis à jour à 14h21 par Bastien Souperbie.


Lol, premier chien d’assistance judiciaire, présenté à Agen

Le labrador a été dressé pour apporter du réconfort aux victimes et les déstresser dans le cadre du processus judiciaire.

Le 11 avril, en marge d’une conférence à la fac du Pin à Agen, sera présenté le chien d’assistance judiciaire Lol. Une première en France alors que l’usage de ce type d’animal est répandu aux Etats-Unis et au Canada.

Lol qui vit depuis la semaine dernière au sein du centre de secours des pompiers de Cahors interviendra dans le ressort de la cour d’appel d’Agen (Lot, Lot-et-Garonne, Gers) à la demande des victimes et avec l’accord du parquet.
Sud Ouest

Sud Ouest

Six mois d’expérience

"C’est dans le but de populariser son usage que nous présentons Lol le 11 avril, indique l’avocat Patrick Lamarque, administrateur du comité départemental de l’accès au droit (CDAD), en charge de l’organisation de cet événement.

C’est le procureur de la République de Cahors Frédéric Almendros, le pilote de cette expérimentation, qui est à l’origine de la formation durant deux ans de Lol en tant que chien d’assistance judiciaire par l’association Handi’Chiens.

"Cela relève de la même logique des thérapies menées avec les animaux, explique Patrick Lamarque. Le chien va drainer le stress des victimes, les rassurer au moment d’une audition devant des enquêteurs ou lors d’une audience au tribunal. Ce type d’usage n’est pas dans notre culture mais ailleurs c’est reconnu notamment pour entendre les enfants victimes d’agression sexuelle". L’expérience devrait être menée durant six mois et selon le bilan de celle-ci au terme de cette période, elle sera prolongée ou pas.


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